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Unité Civile d'Information et Gestion des Catastrophes

USA, Les Hécatombes de poissons se multiplient, les eaux deviennent rouges, et le mystére s'épaissit.

 

http://naturealerte.blogspot.com/2011/08/05082011usa-les-hecatombes-de-poissons.html

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10:52 - 16/8/2011 - Commentaires (0) - Poster un commentaire


Haïti et l’arme sismique (projet Seal)

 

La polémique ouverte par la publication sur notre site d’un article évoquant la possible origine artificielle du tremblement de terre à Haïti requiert quelques précisions. Oui, l’arme sismique existe et les Etats-Unis, entre autres, la possèdent. Oui, les forces états-uniennes étaient pré-positionnées pour se déployer sur l’île. C’est insuffisant pour conclure, mais cela mérite réflexion.

En publiant « Les Etats-Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haïti ? Â», notre objectif était de relayer une question qui agite les milieux militaires et médiatiques dans plusieurs pays, mais était ignorée dans d’autres [1]. Cela ne vaut pas prise de position. Simplement, fidèles à notre méthode, même si elle est souvent mal comprise, nous considérons qu’on ne peut comprendre les relations internationales qu’en étudiant ce que pensent les dirigeants de la planète. Le conformisme ambiant conduit à ce que lorsque nous rendons compte des débats à Washington, personne ne s’en offusque, mais quand nous relayons les débats des pays non-alignés, nous assistons à une levée de boucliers en Europe. Tout se passe comme si les Européens jugent a priori que seules les problématiques « occidentales Â» sont pertinentes et que les autres sont déraisonnables.

Un de nos collaborateurs a tenté de retracer l’origine de l’imputation selon laquelle le tremblement de terre à Haïti pourrait être artificiel. Il s’est inquiété qu’il puisse s’agir d’une pure intoxication introduite par un certain David Booth (alias Sorcha Faal) qui se serait propagée dans des milieux gouvernementaux dans le monde. En définitive, nous ne savons pas avec certitude qui est la source initiale, mais nous savons que cette question est débattue au plus niveau dans plusieurs Etats en Amérique latine, en Europe orientale et en Asie.

En tant que responsable de publication du Réseau Voltaire, j’ai fait le choix de rechercher et de traduire la dépêche de ViveTV, qui avait été éditée sous forme de communiqué sur le site web du ministère de l’Information du Venezuela, et de la publier avec le sujet vidéo de Russia Today, en les assortissant d’un remarque préliminaire : « Etrangement, la télévision vénézuélienne source ses imputations en désignant l’armée russe, tandis que la télévision russe source les mêmes imputations en désignant le président Chavez. Â»

Si ces éléments ont été repris avec fidélité par de nombreux journaux, notamment au Proche-Orient, ils ont été déformés par la presse atlantiste en s’appuyant sur l’article de Sorcha Faal. Celui-ci a extrait des passages du texte de ViveTV, et les a placés entre guillemets dans la bouche du président Chavez. Ce qui était une hypothèse de travail devenait alors une position gouvernementale. Certains de ces journaux sont allés plus loin encore en inventant de toutes pièces le contexte dans lequel le président vénézuélien se serait exprimé, de manière à conclure que le le président et son auditoire sont atteints de délire anti-américain aigu, et que le Réseau Voltaire participe de la même pathologie.

Ne nous laissons pas intimider par cette manipulation et approfondissons cette hypothèse.

Que savons nous de l’arme sismique aujourd’hui ?

Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal Â». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès.

Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan Â» de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.

Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato. [2]

On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement.

Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles Â» (1976).

Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique (MHD). Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement de terre.

Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995, alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone achèta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP.

Retour à Haïti

Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti.

Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant. Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés.

Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence.

Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites.

Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.



 Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur duRéseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

Source: http://www.voltairenet.org/article163692.html

Tags : Haiti arme sismique HAARP proj

18:04 - 2/5/2011 - Commentaires (0) - Poster un commentaire


RAPPORT sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère: HAARP et le nucléaire spatial montrés du doigt par Mme Maj Britt Theorin

 

DOC_FRRRøø003 PE 227.710/déf.

14 janvier 1999 A4-0005/99

 

RAPPORT

sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère

Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense

Rapporteur: Mme Maj Britt Theorin

Rapporteur pour avis*:

Mr Olsson, commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection

des consommateurs

(* Procédure "Hughes")

 

DOC_FRRRøø003 - 2 - PE 227.710/déf.

 

S O M M A I R E

Page

Page réglementaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

A. PROPOSITION DE RÉSOLUTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

B. EXPOSÉ DES MOTIFS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Annexe I: Proposition de résolution B4-0551/95 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

Avis de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des

consommateurs* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

(* Procédure "Hughes")

DOC_FRRRøø003 - 3 - PE 227.710/déf.

 

PAGE RÉGLEMENTAIRE

Au cours de la séance du 13 juillet 1995, le Président du Parlement a annoncé qu'il avait renvoyé la

proposition de résolution déposée, conformément à l'article 45 du règlement, par Mme Rehn sur

l'utilisation potentielle des ressources à caractère militaire pour les stratégies environnementales,

(B4-0551/95) à la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense,

pour examen au fond, et à la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection

des consommateurs, pour avis.

Suite à la demande de la Conférence des présidents des commissions, le Président du Parlement a

annoncé au cours de la séance du 15 novembre 1996 que la commission des affaires étrangères, de

la sécurité et de la politique de défense était autorisée à présenter un rapport sur ce sujet.

Au cours de sa réunion du 19 novembre 1996, la commission des affaires étrangères, de la sécurité

et de la politique de défense a nommé Mme Maj Britt Theorin rapporteur.

Au cours de la séance du 19 juin 1998, le Président du Parlement a annoncé que ce rapport devait

être élaboré, conformément à la procédure Hughes, par la commission des affaires étrangères, de la

sécurité et de la politique de défense et par la commission de l'environnement, de la santé publique

et de la protection des consommateurs.

Le projet de rapport a été examiné par la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la

politique de défense lors de ses réunions des 5 février 1998, 29 juin 1998, 21 juillet 1998, 3, 23 et

28 septembre 1998, 13, 27 et 29 octobre 1998 et 4/5 janvier 1999, ainsi que par la sous-commission

de la sécurité et du désarmement lors de ses réunions des 5 février 1998, 3 et 23 septembre 1998.

Au cours de la dernière de ses réunions, la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de

la politique de défense a adopté la proposition de résolution par 28 voix et 1 abstention.

Étaient présents au moment du vote les députés Spencer, président; Theorin, rappporteur; Aelvoet,

André-Léonard, Barón-Crespo, Bertens, Bianco, Burenstam Linder, Carnero González, Carrozzo

(suppléant M. Colajanni), Dillen, Dupuis, Gahrton, Goerens (suppléant M. Cars), Graziani, Günther

(suppléant M. Gomolka), Lalumière, Lambrias, Pack (suppléant M. Habsburg), Pettinari (suppléant

M. Imbeni conformément à l'article 138, paragraphe 2, du règlement), Piha, Rinsche, Sakellariou,

Salafranca Sánchez-Neyra, Schroedter (suppléant M. Cohn-Bendit), Schwaiger (suppléant

Mme Lenz), Speciale, Swoboda (suppléant Mme Hoff), Tindemans, Titley et Truscott.

L'avis de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des

consommateurs est joint au présent rapport.

 

Le rapport a été déposé le 14 janvier 1999.

 

Le délai de dépôt des amendements sera indiqué dans le projet d'ordre du jour de la période de

session au cours de laquelle le rapport sera examiné.

(1) JO C 183 du 17.7.1995, p. 47 ( A4-0149/95).

(2) JO C 141 du 13.5.1996, p. 258 (A4-0100/96).

DOC_FRRRøø003 - 4 - PE 227.710/déf.

 

A.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Résolution sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère: stratégie en vue de

l'utilisation de ressources militaires à des fins environnementales

Le Parlement européen,

- vu la proposition de résolution déposée par Mme Rehn sur l'utilisation potentielle des ressources

à caractère militaire pour les stratégies environnementales (B4-0551/95),

- vu l'étude des Nations unies "Charting potential uses of resources allocated to military activities

for civilian endeavours to protect the environment", (UN A-46/364, 17 septembre 1991),

- vu sa résolution du 17 juillet 1995 sur "les mines terrestres antipersonnel: un obstacle meurtrier

au développement"(1),

- vu ses résolutions précédentes sur la non-prolifération des armes nucléaires et les essais

nucléaires et sur le rapport de la commission de Canberra d'août 1996 concernant l'abolition des

armes nucléaires,

- vu la décision unanime de la Cour internationale de justice concernant l'obligation qui incombe

aux États nucléaires de conclure un accord sur l'interdiction des armes nucléaires (avis consultatif

nE 96/22 du 8 juillet 1996),

- vu sa résolution du 19 avril 1996 sur la proposition de décision du Conseil instituant un

programme d'action communautaire en faveur de la protection civile(2),

- vu ses résolutions précédentes sur les armes chimiques,

- vu les résultats des conférences des Nations unies de Kyoto en 1997 et de Rio de Janeiro en

1992,

- vu l'audition sur le projet HAARP et les armes non létales convoquée à Bruxelles, le

5 février 1998, par la sous-commission "sécurité et désarmement" de la commission des affaires

étrangères, de la sécurité et de la politique de défense,

- vu l'article 148 du règlement,

- vu le rapport de la commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de

défense et l'avis de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection

des consommateurs (A4-0005/99),

DOC_FRRRøø003 - 5 - PE 227.710/déf.

 

A. constatant que la fin de la guerre froide a profondément modifié la situation géopolitique sur le

plan de la sécurité et que, dans le domaine militaire, la détente a conduit à un désarmement

général et, en particulier, à une limitation des armements nucléaires, ce qui a permis de libérer

d'énormes ressources militaires,

 

B. considérant qu'en dépit de ce bouleversement total de la situation géostratégique depuis la fin de

la guerre froide, le risque d'une atteinte désastreuse à l'intégrité et à la durabilité de

l'environnement global n'a pas sensiblement diminué, tant sur le plan des tirs d'armes nucléaires

accidentels ou non autorisés que sur celui de l'utilisation licite d'armes nucléaires dans la crainte

infondée d'une attaque imminente,

 

C. considérant qu'il serait possible de limiter considérablement ce risque en très peu de temps si tous

les États possédant un arsenal nucléaire mettaient en oeuvre rapidement les six mesures prévues

par le rapport de la Commission de Canberra, en particulier s'ils retiraient toutes les armes

nucléaires du dispositif d'alerte rouge et transféraient progressivement toutes les armes dans la

réserve stratégique,

 

D. considérant que l'article VI du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 1968

invite toutes les parties signataires à s'engager à "continuer à négocier de bonne foi ... un traité

sur un désarmement général et complet" et notant que les principes et les objectifs adoptés lors

de la Conférence de 1995 sur la non-prolifération des armes nucléaires réaffirmaient que

l'objectif ultime du traité était l'abolition complète des armes nucléaires,

 

E. notant que les menaces sur l'environnement, l'affluence de réfugiés, les conflits ethniques, le

terrorisme et le crime international constituent de nouvelles menaces très graves contre la

sécurité et que la faculté de gérer différentes formes de conflit prend de l'importance à mesure

que se modifie le contexte de la sécurité, et considérant qu'il est important que les ressources

affectées au secteur militaire servent également à des fins non militaires puisque certaines

menaces contre la sécurité ne sont pas de nature militaire,

 

F. constatant que l'exploitation outrancière des ressources de la planète est responsable de la

fréquence accrue à laquelle surviennent les catastrophes naturelles et environnementales, notant

que des problèmes écologiques locaux et régionaux de cette nature peuvent avoir des incidences

considérables sur les relations internationales et déplorant que les États membres n'en aient pas

davantage tenu compte dans la mise en oeuvre de leur politique étrangère, de sécurité et de

défense,

 

G. considérant que, dans le monde, les conflits se déroulent essentiellement à un niveau intraétatique

plutôt qu'à un niveau interétatique et que, lorsqu'éclatent des conflits interétatiques, ces derniers

concernent de plus en plus l'accès aux ressources vitales ou leur disponibilité, en particulier l'eau,

la nourriture et les combustibles,

 

H. considérant que l'accès à ces ressources naturelles vitales et leur disponibilité sont étroitement

liés à la détérioration et à la pollution de l'environnement, en ce qui concerne la cause aussi bien

que l'effet, et que la prévention des conflits doit donc de plus en plus être axée sur ces questions,

DOC_FRRRøø003 - 6 - PE 227.710/déf.

 

I. considérant que les pressions qui s'exercent sur les terres - à des fins d'exploitation aussi bien que

d'habitation - et qui ont toujours constitué une des principales causes de tensions et de conflits,

sont de plus en plus souvent imputables à la dégradation de l'environnement, en particulier les

changements climatiques et l'élévation du niveau des mers qui en résulte,

 

J. considérant que l'ensemble de ces facteurs, qui affectent avant tout les populations les plus

pauvres et les plus vulnérables de la terre, favorisent de plus en plus l'apparition de réfugiés dits

"environnementaux", ce qui fait naître une pression directe sur les politiques de l'immigration

et de la justice de l'Union européenne (UE), sur l'aide au développement et sur les ressources

affectées à l'aide humanitaire, tout en accroissent indirectement les problèmes de sécurité de l'UE

du fait de l'existence de foyers d'instabilité régionale dans d'autres parties du monde,

 

K. considérant que, selon les résultats d'une recherche internationale détaillée menée à bien et

publiée par le Climate Institute de Washington, le nombre de "réfugiés environnementaux"

dépasse maintenant celui des "réfugiés traditionnels" (25 millions contre 22 millions) et devrait

doubler d'ici 2010, voire davantage dans la pire des hypothèses,

 

L. considérant que la question des "réfugiés environnementaux" n'est que le symptôme d'un désastre

humanitaire d'une ampleur beaucoup plus grande, sachant que 1,3 milliard de personnes vivent

dans la pauvreté absolue selon la définition des Nations unies; que plus d'un quart de ces

personnes tentent de subsister dans des régions du monde extrêmement vulnérables sur le plan

environnemental où elles constituent le facteur essentiel de problèmes environnementaux

planétaires comme la déforestation et la désertification,

 

M. considérant que, depuis la fin de la guerre froide, bien que le contexte idéologique qui

prédominait auparavant ait largement disparu de la gestion des questions globales et que cette

dernière dépende beaucoup moins de la question de l'équilibre militaire, il n'en reste pas moins

que cette situation devrait encore se refléter dans le système de gestion globale des Nations unies

en mettant l'accent sur la cohérence et l'efficacité des éléments à la fois militaires et non

militaires de la politique de sécurité,

 

N. considérant néanmoins qu'une part croissante des travaux des Nations unies dans le domaine des

questions de politique et de sécurité globale est essentiellement d'ordre non militaire et porte

avant tout sur les relations entre le commerce, l'aide, l'environnement et un développement

durable,

 

O. constatant qu'il y a lieu de mobiliser d'urgence des ressources appropriées afin de relever les défis

environnementaux et notant que les ressources disponibles en matière de protection de

l'environnement sont très limitées, ce qui implique une nouvelle conception de l'utilisation des

ressources déjà existantes,

 

P. notant que les forces armées ont une opportunité unique et une capacité énorme de soutenir les

efforts du secteur civil en vue de maîtriser les problèmes environnementaux accrus à mesure que

les ressources militaires sont libérées,

 

Q. constatant que les ressources militaires relèvent du domaine national, alors que les défis

environnementaux ont un caractère global et que, dès lors, il y a lieu de poser les jalons d'une

coopération internationale en matière de transfert et d'utilisation des ressources militaires à la fin

de protéger l'environnement,

 

DOC_FRRRøø003 - 7 - PE 227.710/déf.

 

R. considérant que les coûts à court terme de la protection de l'environnement doivent être évalués

par rapport aux coûts à long terme de l'inertie dans ce domaine et constatant que s'affirme la

nécessité de procéder à une analyse du rapport coût-efficacité de différentes stratégies

environnementales englobant les transferts éventuels, le réaménagement et le redéploiement des

ressources liées au secteur militaire,

 

S. constatant qu'il ne sera pas possible de réaliser l'objectif commun de l'assainissement des

écosystèmes endommagés de la planète sans veiller à l'exploitation équitable des ressources

mondiales; qu'il est nécessaire de faciliter la coopération technique internationale et de

promouvoir le transfert de technologies militaires appropriées,

 

T. considérant que la recherche militaire porte actuellement sur la manipulation de l'environnement

à des fins militaires, et ce en dépit des conventions existantes; c'est le cas, par exemple, du

système HAARP basé en Alaska,

 

U. considérant que l'expérience acquise dans le domaine du développement et de l'utilisation de

l'énergie nucléaire à des fins pacifiques constitue une mise en garde salutaire contre l'invocation

du secret militaire pour empêcher une évaluation correcte et un contrôle des technologies

relevant à la fois des domaines civil et militaire puisque la transparence est de toute façon

compromise,

 

V. considérant que la crainte générale d'un déclin écologique et d'une crise environnementale doit

inciter les États à fixer des priorités dans leur processus de décision et encourager les nations à

réagir conjointement et efficacement à l'égard des catastrophes environnementales,

 

1. invite la Commission à présenter au Conseil et au Parlement une stratégie commune telle que

prévue dans le traité d'Amsterdam qui, d'ici 2000 à 2010, établisse les liens entre les aspects de

la politique de l'UE liés à la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et ses politiques

dans les domaines du commerce, de l'aide, du développement et de l'environnement au plan

international, de manière à aborder les questions suivantes et à examiner leur interaction:

a) la production agricole et alimentaire et la détérioration de l'environnement,

b) la pénurie d'eau et l'approvisionnement transfrontalier en eau,

c) la déforestation et le rétablissement des mines de charbon,

d) le chômage, le sous-emploi et la pauvreté absolue,

e) le développement durable et les changements climatiques,

f) la déforestation, la désertification et la croissance de la population,

g) l'interaction entre l'ensemble des facteurs susmentionnés et le réchauffement de la

planète, de même que l'impact de l'augmentation des événements climatiques extrêmes

sur l'homme et l'environnement;

 

2. constate que les actions environnementales préventives représentent un instrument important sur

le plan de la politique de sécurité; invite, par conséquent, les États membres à introduire des

objectifs environnementaux et sanitaires dans leurs évaluations, leur recherche militaire et leurs

plans d'action à long terme dans les domaines de la défense et de la sécurité;

DOC_FRRRøø003 - 8 - PE 227.710/déf.

 

3. reconnaît le rôle important que joue l'armée dans la société démocratique et ses tâches pour la

défense du territoire, de même que le fait que des initiatives visant à garantir et à rétablir la paix

peuvent dans une large mesure contribuer à éviter les préjudices environnementaux;

 

4. constate que les essais nucléaires atmosphériques et souterrains comportent des retombées

radioactives qui ont entraîné la dispersion d'énormes quantités de césium 137 radioactif, de

strontium 90 et d'autres isotopes cancérigènes sur l'ensemble de la planète, et qu'ils ont été

terriblement préjudiciables à l'environnement et à la santé dans les zones d'essai;

 

5. considère que plusieurs régions du monde sont menacées par le stockage et l'immersion

incontrôlés, dangereux et inappropriés de sous-marins nucléaires et de bâtiments de surface, avec

leur combustible nucléaire et leurs réacteurs nucléaires fissurés, vu qu'il est hautement probable

que de vastes régions pourraient être rapidement contaminées par les radiations qui s'en dégagent;

 

6. note qu'il s'agit encore et toujours de résoudre le problème des armes chimiques et

conventionnelles immergées à de multiples endroits dans les mers européennes après les deux

guerres mondiales, l'immersion étant une solution de facilité pour se débarrasser de ces stocks;

constate que personne ne sait à ce jour quelle peut en être l'incidence sur l'environnement à long

terme, notamment sur les poissons et la vie balnéaire;

 

7. considère que l'UE devra apporter sa contribution au règlement du problème; constate que la

guerre qui continue de ravager des régions entières d'Afrique a détruit les structures sociales et

agricoles et qu'un désastre environnemental frappe à présent les terres du fait de la désertification

résultant de la déforestation et de l'érosion;

 

8. demande à l'armée de mettre un terme aux activités qui contribuent à la détérioration de

l'environnement et de la santé, et de prendre toute mesure qui s'impose afin de nettoyer et

d'assainir les zones polluées;

S'agissant de l'affectation de ressources militaires à des fins environnementales,

 

9. considère que les ressources disponibles pour assainir et sauver l'environnement ravagé sont

insuffisantes pour relever les défis écologiques globaux; demande en conséquence que les États

membres s'engagnt à affecter des ressources militaires à la protection de l'environnement par le

biais de:

 

a) l'introduction d'une formation de soldats de l'environnement dans le but de créer une

brigade européenne commune de protection de l'environnement,

 

b) l'évaluation de leurs besoins environnementaux et des ressources militaires pouvant être

affectées à l'environnement, et l'utilisation de ces ressources dans leurs programmes

nationaux de protection de l'environnement,

 

c) l'évaluation des ressources militaires pouvant être mises à la disposition des Nations unies

ou de l'UE à titre provisoire, à long terme ou en cas de besoin, en tant qu'instrument de

coopération internationale dans le cas de désastres ou de crises écologiques,

DOC_FRRRøø003 - 9 - PE 227.710/déf.

 

d) le développement de programmes en vue de la création d'unités de protection

internationales et européennes utilisant du personnel, des équipements et des installations

militaires mises à leur disposition au titre du partenariat pour la paix en cas de situation

de crise environnementale,

 

e) l'introduction des objectifs du développement durable respectueux de l'environnement

dans leur concept de sécurité,

 

f) la garantie que les forces armées respectent les règles environnementales établies et que

les dégâts antérieurs causés par celles-ci à l'environnement seront réparés,

 

g) l'introduction de considérations environnementales dans leurs programmes militaires de

recherche et de développement;

10. au regard de l'expérience concrète lacunaire dans ce domaine, prie instamment les

gouvernements des États membres:

 

a) de créer des centres pour l'échange d'informations concernant l'expérience acquise sur le

plan national dans le domaine de l'affectation de ressources militaires à la protection de

l'environnement,

 

b) de faciliter la diffusion globale de données environnementales, en ce compris celles

fournies par leurs satellites militaires ou obtenues par le biais d'autres plates-formes de

collecte d'informations,

 

11. invite les États membres à appliquer la législation environnementale en vigueur pour la société

civile à l'ensemble de l'activité militaire et à faire en sorte que le secteur militaire se charge et

assume le coût de l'examen et de l'assainissement des zones endommagées du fait d'activités

militaires antérieures de manière à pouvoir les réaffecter à des fins civiles; une telle démarche

revêt une importance particulière pour les vastes entrepôts de munitions chimiques et

conventionnelles le long des côtes de l'UE;

 

12. invite l'ensemble des États membres à fixer des objectifs environnementaux et sanitaires ainsi

que des plans d'action visant à améliorer la protection de l'environnement et de la santé au sein

de leurs forces armées respectives;

 

13. prie instamment les gouvernements des États membres d'améliorer progressivement la

protection de l'environnement dans le secteur militaire par le biais de la formation, du

développement technique et d'une initiation fondamentale de l'ensemble du personnel des

forces armées et de tous les appelés à la connaissance de l'environnement;

 

14. demande à l'UE d'unir ses efforts autour d'une nouvelle stratégie de l'environnement visant à

affecter les ressources militaires à la protection commune de l'environnement;

 

15. considère que les stratégies environnementales devraient comporter le contrôle de

l'environnement de la terre, l'évaluation des données collectées, la coordination des activités

scientifiques, la diffusion de l'information et l'exploitation des données pertinentes fournies par

les systèmes d'observation et de contrôle nationaux afin d'établir un bilan continu et exhaustif

de l'état de l'environnement;

DOC_FRRRøø003 - 10 - PE 227.710/déf.

 

16. souligne que l'importante réduction des dépenses militaires peut conduire à d'importantes crises

au plan régional et invite de ce fait les États membres à accroître leurs efforts de conversion

de la production et de la technologie militaires en faveur de produits et d'applications civiles

grâce à des programmes nationaux et à des initiatives communautaires comme le programme

KONVER;

 

17. souligne l'importance d'un renforcement des activités environnementales préventives afin de

pouvoir lutter contre les catastrophes environnementales et naturelles;

 

18. prie instamment la Commission d'examiner en profondeur les menaces sur l'environnement

résultant de la politique de sécurité en Europe et de rédiger un "livre vert" sur les activités

militaires à incidences environnementales;

 

19. invite le Conseil à accroître ses efforts pour que les États-Unis, la Russie, l'Inde et la Chine

signent l'accord conclu à Ottawa en 1997 sur l'interdiction des mines anti-personnel;

 

20. considère que l'UE devrait renforcer ses mesures de soutien aux victimes de mines terrestres et

encourager le développement de techniques de déminage; est d'avis que le développement

desdites techniques doit être accéléré;

 

21. considère qu'il y a lieu de dénoncer la politique du secret en matière de recherche militaire et

qu'il faut privilégier le droit à l'information et au contrôle démocratique des projets de recherche

militaire;

 

22. prie instamment les États membres de développer des technologies de destruction d'armes

compatibles avec l'environnement;

 

23. souligne qu'une des menaces environnementales les plus graves qui existent à proximité de l'UE

est le manque de contrôle des déchets de l'industrie nucléaire et des stocks d'armes biologiques

et chimiques, de même que l'absence de mesures d'assainissement à l'issue d'activités militaires;

souligne qu'il importe que les États membres oeuvrent en faveur d'un renforcement de la

coopération internationale, par exemple dans le cadre des Nations unies ou du Partenariat pour

la paix, de manière à ce que ces armes soient détruites d'une manière aussi compatible que

possible avec la protection de l'environnement;

 

24. est d'avis que toutes les négociations futures sur la limitation et l'abolition éventuelle des

armements nucléaires devront tendre à la réduction mutuelle et équilibrée des stocks d'armes;

 

25. estime, compte tenu de la situation particulièrement difficile des pays de l'ancienne Union

soviétique, que la menace que la détérioration de l'état des armes et des matériaux nucléaires

encore détenus par ces pays représente pour l'environnement aux niveaux tant global que local

rend encore plus urgente la conclusion d'un accord sur la poursuite de l'élimination progressive

des armes nucléaires;

DOC_FRRRøø003 - 11 - PE 227.710/déf.

S'agissant des aspects légaux des activités militaires

 

26. demande à l'Union européenne de faire en sorte que les nouvelles techniques d'armes dites nonlétales

et le développement de nouvelles stratégies d'armements soient également couverts et

régis par des conventions internationales;

 

27. considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison

de son impact général sur l'environnement, pose des problèmes globaux et demande que ses

implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international

indépendant avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d'essais; déplore que

le gouvernement des États-Unis ait à maintes reprises refusé d'envoyer un représentant pour

apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l'environnement et la population le

projet HAARP financé actuellement en Alaska, durant l'audition publique ou à l'occasion d'une

réunion subséquente de sa commission compétente;

 

28. demande à l'organe chargé de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (STOA)

d'accepter d'examiner les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats

existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d'évaluer la nature et l'ampleur

exactes du danger que HAARP représente pour l'environnement local et global et pour la santé

publique en général;

 

29. invite la Commission à examiner les incidences sur l'environnement et la santé publique du

programme HAARP pour l'Antarctique, en coopération avec les gouvernements de Suède, de

Finlande, de Norvège et de la Fédération de Russie, et à faire rapport au Parlement sur le résultat

de ses investigations;

 

30. demande en particulier que soit établi un accord international visant à interdire au niveau global

tout projet de recherche et de développement, tant militaire que civil, qui cherche à appliquer

la connaissance des processus du fonctionnement du cerveau humain dans les domaines

chimique, électrique, des ondes sonores ou autres au développement d'armes, ce qui pourrait

ouvrir la porte à toute forme de manipulation de l'homme; un tel accord devrait également

interdire toute possibilité d'utilisation réelle ou potentielle de tels systèmes;

 

31. demande à l'UE et à ses États membres d'oeuvrer à la conclusion de traités internationaux visant

à protéger l'environnement contre des destructions inutiles en cas de conflit;

 

32. demande à l'UE et à ses États membres de veiller à ce que les incidences environnementales des

activités des forces armées en temps de paix soient également soumises à des normes

internationales;

 

33. demande au Conseil des ministres de l'UE de prendre une part active à la mise en oeuvre des

propositions de la Commission de Canberra et de l'article VI du TNP;

 

34. invite le Conseil et les gouvernements britannique et français en particulier, à prendre la tête

dans le contexte du TNP et de la conférence sur le désarmement en ce qui concerne la poursuite

de négociations relatives à la pleine application des engagements pris quant à la réduction des

armes nucléaires et à un désarmement aussi rapide que possible, de façon à atteindre un niveau

où, provisoirement, le stock global des armes encore existantes ne constitue plus une menace

pour l'intégrité et la durabilité de l'environnement global;

DOC_FRRRøø003 - 12 - PE 227.710/déf.

 

35. invite la présidence du Conseil, la Commission et les gouvernements des États membres à

défendre la position adoptée dans la présente résolution dans le contexte de toutes les prochaines

réunions des Nations unies placées sous les auspices du TNP ou en rapport avec celui-ci, et de

la Conférence sur le désarmement;

 

36. invite la présidence du Conseil et de la Commission, conformément à l'article J.7 du traité sur

l'Union européenne, à lui faire rapport sur la position de l'Union concernant les points

spécifiques contenus dans la présente résolution, notamment dans le contexte des prochaines

réunions des Nations unies, de ses agences et de ses organes, en particulier celles de la

commission préparatoire du TNP de 1999, de la conférence sur le désarmement et tous les autres

forums internationaux compétents;

 

37. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux

États membres de l'Union européenne et aux Nations unies.

DOC_FRRRøø003 - 13 - PE 227.710/déf.

B.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Des forces armées luttant contre les menaces sur l'environnement

En matière de politique de sécurité, la situation a considérablement évolué depuis quelque temps.

Il y a un peu moins de dix années, un rideau de fer se dressait au centre d'une Europe dotée

d'armements nucléaires. À présent l'Europe s'unifie. L'Union européenne envisage un élargissement

vers d'anciens pays du Pacte de Varsovie. L'ère de la guerre froide est révolue et il semble

aujourd'hui impossible qu'un conflit majeur puisse éclater en Europe. Parallèlement à cette évolution,

l'énorme affluence de réfugiés, les conflits ethniques, le terrorisme et le crime international

constituent autant de nouveaux dangers venant menacer la sécurité quotidienne. Les catastrophes

naturelles et les problèmes environnementaux, qu'ils aient une cause naturelle, ou qu'ils découlent

de l'exploitation des ressources de la terre par l'homme font peser une autre menace tout aussi grave.

Une série de catastrophes naturelles a placé l'humanité devant de nouveaux problèmes. La dernière

en date est la rupture d'une digue en Espagne. L'érosion des terres en Italie, les ravages causés par

le phénomène naturel El Niño et l'accident nucléaire de Tchernobyl sont autant de phénomènes et

d'accidents ayant provoqué des catastrophes naturelles et environnementales. Dans certaines parties

du monde, la sécheresse peut interdire toute possibilité de moisson durant des années, de sorte qu'une

grande partie de la population souffre de la famine qui, souvent, conduit à la mort. Face à ces

catastrophes, l'homme ne peut que constater son impuissance.

Les catastrophes environnementales et naturelles constituent une tragédie pour chaque individu et

peuvent avoir des conséquences désastreuses pour la société et la nation tout entière. Leur coût est

énorme, aussi bien en termes de pertes en vies humaines qu'en termes de dépenses liées à la

réparation des dégâts matériels. Lorsqu'elles surviennent, force est de constater que la détection

et/ou la prévention n'avaient pas été dotées de ressources suffisantes. De surcroît, les mesures

entreprises sont, souvent, trop tardives. Il faut renforcer les mesures de prévention, ce qui nécessite

des investissements énormes. Mais les ressources sont très limitées. En conséquence, il faut repenser

l'utilisation des ressources disponibles tout en favorisant l'émergence de nouvelles ressources. Il est

évident qu'une nation ne peut mener une lutte isolée contre les catastrophes naturelles car les

problèmes environnementaux impliquent une coopération internationale. Les menaces sont de nature

globale et la coopération internationale est indispensable.

Les problèmes écologiques locaux et régionaux peuvent avoir des incidences énormes sur les

relations internationales. Les retombées radioactives, les inondations et la sécheresse ne respectent

pas les frontières internationales. Les réfugiés fuyant les catastrophes environnementales traversent

des frontières pour se rendre dans des pays aussi pauvres, voire plus pauvres que le leur. Ces

nouvelles causes d'instabilité et d'insécurité doivent être reproduites dans le contenu et la nature des

méthodes utilisées par les Nations pour le maintien et l'établissement de la paix et de la sécurité.

Puisque les problèmes environnementaux et écologiques menacent sérieusement la paix et la

sécurité, ils devront également sous-tendre la politique étrangère, de défense et de sécurité. Il faut

analyser comment utiliser les ressources militaires pour s'attaquer à cette menace accrue sur la

sécurité et annihiler ces nouvelles sources d'instabilité et d'inquiétude. Ces ressources doivent être

mobilisées d'urgence afin de relever

Tags : HAARP et nucleaire Maj Britt T

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Pripyat avant/après

 

 

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Tags : Pripyat

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Abri anti atomique. Photo vieux plan américain

 

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Tags : Abri anti atomique Photo vieux

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UCIGC (Unité Civile d'Information et Gestion des Catastrophes) Prévention des risques, information, actualités, science, préservation de l'environnement, suivis des tremblements de terre, volcans, glissements de terrain, tsunamis

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